Vive la rentrée scolaire dans l’arrondissement de Dschang

Par Sinotables 05/09/2017

Travaux de finition du chantier de deux salles de classe à l'Ecole publique de Tchuéza Baleveng.jpg

Travaux de finition du chantier de deux salles de classe à l'Ecole publique de Tchuéza Baleveng.jpg


L’école a rouvert ses portes ce jour, 4 septembre 2017 sur toute l’étendue du territoire camerounais. Pendant neuf mois, les élèves de la maternelle, ceux du primaire et leurs aînés des lycées et collèges ont fière allure de reprendre les chemins des classes.

Rentrer à l’école a un sens particulier pour chacun. La catégorie qui attire le plus d’attention c’est les plus petits. Ces nouveaux engagés ont le macabo de papa et maman qui ont décidé de les envoyer  dans un environnement où ce n’est pas facile de s’adapter. Depuis la rue, vous entendez la guerre des pleurs dans les salles de classe. Chaque enfant nouvellement arrivé veut même escalader la fenêtre pour fondre dans la nature. Vivre dans quatre murs est un crime.

Le délégué départemental des Enseignements secondaires est sur le terrain pour se rendre compte de l’effectivité du démarrage des classes. «Il n’y a pas de temps à perdre. J’ai instruit les chefs d’établissements à se mettre au travail dès l’ouverture  et à l’heure où nous sommes je puis vous dire que la rentrée scolaire est effective dans la Menoua. Les chiffres que nous avons déjà ici et là sont louables », a répondu Monsieur Laurent à notre reporter.

Chez les collégiens, l’ambiance est tout autre. Ce ne sont pas les pleurs et les cris de détresse qu’on entend, mais la joie de prendre des cours, d’écouter les nouveaux enseignants, de faire de nouvelles rencontres, d’aller au tableau noir pour essayer de résoudre une équation. On le fait sachant qu’au bout du compte on ira en classe supérieure.

Au niveau de la direction de chaque établissement, des parents en file attendent leur tour pour rentrer à l’intérieur qui chez l’intendant, qui chez le proviseur, ou le directeur, ou le principal, qui chez le surveillant général, qui au secrétariat où les listes des fournitures scolaires sont encore disponibles.

Monsieur Kenfack Pierre Marie le proviseur du lycée bilingue de Dschang est content de l’effectivité de la rentrée scolaire dans son établissement où le taux de présence, annonce-t-il, a dépassé 85%, mais soucieux des difficultés qui commencent déjà à se faire sentir sans qu’on ait la solution à portée de main. L’insuffisance des salles de classe et le manque d’enseignants, à cause du redéploiement d’une bonne partie de son personnel ailleurs ; sans les remplacer numériquement.

« Nous avons un déficit criard de salles de classe. Nous avons besoin de huit salles de classe. Et l’APEE (Association des parents d’élèves et enseignants) est entrain de construire salles. La construction va être achevée dans les prochains jours. Autre difficulté, c’est le redéploiement de 24 professeurs du lycée bilingue ailleurs. Nous sommes de voir comment dans une certaine mesure nous allons résorber.  Et la résorption va se passer par le recrutement des vacataires. Mais ce qui va augmenter la masse salariale. Nous passerons de 15 millions mensuel à près de 21 millions ».

Du côté de l’école publique annexe Groupe 1 A, l’heure est à la poursuite des inscriptions. Les parents. Les parents ne se pressent pas du tout, pourtant les cours moyens sont déjà bien en salle et les cours ont commencé. Le directeur prendre du plaisir à sensibiliser chaque parents sur le bon encadrement des enfants, pour éviter les déperditions qui sont souvent aidées par les commerçants aux alentours des écoles. 

Au Lycée d’Atochi- c’est dans le groupement Foréké-Dschang,- le proviseur Ymmata Fokou Aristide est préoccupé par le sort à réserver à un élèves qui s’est retrouvé seul inscrit en classe de 1ère A Allemand. Faut-il l’envoyer en A Espagnol sachant qu’il sortira pour faire le cours d’Allemand pendant que les autres font Espagnol ;  ou en il faut tout simplement l’envoyer en 1ère D et lui faire profiter des cours de remise à niveau envisagés? Autre problème, le retard des parents du village dans l’inscription de leurs enfants, contrairement aux enfants venant des villages voisins, Banqui, Letagli, Fotsem Lesseng.

La rentrée scolaire d’aujourd’hui ouvre une longue période de travail acharné de nos enfants. Ils doivent travailler dur pour, le moment venu, obtenir soit leur passage en classe supérieur soit présenter avec succès leur examen officiel. C’est ce qui est attendu par les parents, les enseignants, et les chefs d’établissements scolaires.

Augustin Roger MOMOKANA




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