Baleveng : Un enfant de 15 ans assassine son oncle et disparait

Par Sinotables 14/09/2017

Papa T. P.  a été sauvagement assassiné par un fils de son cadet.jpg

Papa T. P. a été sauvagement assassiné par un fils de son cadet.jpg


Un enfant, un gamin de 15 ans, a froidement assassiné  son oncle à Baleveng, quartier Tchuéza. Le crime a été perpétré lundi 11 septembre 2017, en début de l’après-midi.

NJ  doit avoir quelque chose à expliquer à la justice s’il était arrêté. Il a d’abord froidement assassiné son oncle PT avant de se rendre au champ pour vouloir en finir avec sa mère. Il avait ourdi son plan machiavélique de sorte qu’après ses forfaits, il ingurgite un liquide pour se soustraire, à son tour, de la vie.

Lundi martin, comme ses frères il fait sa toilette et… on pense qu’il est allé au lycée. Pourtant face à son acte, on constate qu’il s’était juste caché dans sa chambre pour attendre l’heure de perpétrer son crime avant de sortir.

 Il a dérobé la massette et la machette de son père qui vient d’engager les travaux de construction de la fondation pour sa grande maison. D a cherché sans trouver sa machette. Il a pensé l’avoir oublié la veille dans son atelier. C’est ainsi qu’il s’y est rendu et pour prendre aussi des planches.

« Il est sorti de la maison et a demandé où est mon père qui parlait tantôt ici ? » L’oncle lui a répondu qu’il est parti. C’est ainsi qu’en l’absence de son géniteur il a détruit la tête de l’oncle à l’aide de la massette, avant de lui appliquer par la suite quelques coups de machettes au niveau du cou. L’oncle n’habite pas loin. Malade de son état, il a juste traversé la route pour se retrouver chez son cadet.  

« Il a dit que si j’ouvre la bouche, il va me tuer aussi. Je suis resté tranquille. Il a tué le père à l’aide d’une machette ; après lui avoir assené des coups de massette. Quand il est mort, il est parti  et j’ai commencé à rendre grâce au Seigneur de m’avoir protégé. C’est un monstre. » Le témoignage est de l’aide maçon. C’est un malade mentale. En plus il ne parle presque pas. Il faut des personnes qui savent l’écouter pour traduire ses gestes et ces propos inaudibles qu’il débite. Il a vécu la scène.

Après avoir commis son forfait, NJ prend la route du champ- caché dans sa chambre, il avait surement compris où allait sa maman lorsque cette dernière a dit au revoir à son mari- où elle tente d’assassiner sa mère qui, surpris crie pour appeler les secours.

  • Que fais-tu ici à cette heure, J. Tu n’es pas allé en classe pourquoi ?
  • L’école n’a plus d’importance pour moi. Aujourd’hui est notre dernier jour sur terre. On va nous enterrer. Fais ta dernière prière !
  • Que racontes-tu là, mon fils ? Je ne te comprends pas. Dis-moi, qu’est-ce que tu as ?
  • Je te dis que je vais mourir avec toi aujourd’hui.
  • Mon fils ! tu ne peux pas me tuer. Dieu sait combien  j’ai souffert pour que tu sois au monde. Et je t’ai déjà raconté cela. Regarde, mon ventre est fendu. Si on ne m’avait pas opéré, tu ne serais pas en vie. Tu veux me tuer ? Dieu ne peut pas te laisser faire.  Dis-moi, tu as quel problème ? Tu ne manques pas de cahiers. On ne t’a jamais renvoyé de l’école pour quoi que ce soit. Qu’est-ce qui se passe, mon fils ?
  • Fais ta prière car nous allons tous mourir maintenant.

Pendant  cet échange et en invoquant Dieu, la maman remarque que la main qui pointait la machette sur son visage a fléchi. Prise de panique elle comment à se déplacer, puis tout à coup elle sent des forces pour crier fort. Elle crie à alerter tout le village. Mais il est loin  pour que ses plaintes puissent l’atteindre.

Malgré tout, des secours arrivent et désarment le gamin qui ne donne aucune réponse aux questions qu’on lui pose.  A ce moment, ni la mère ni les deux hommes accourus à son secours n’imaginent l’acte posé par le gamin quelques minutes plus tôt. Le tueur aurait été neutralisé.  Les deux hommes regagnent leur champ. Tandis que la mère engage le du retour à la maison.

Après une trentaine de minutes de marche, la mère amorce l’entrée du village. C’est qu’elle aperçoit un attroupement à l’entrée de sa concession. La première peur qui effleure son esprit c’est l’incendie de sa maison. Elle avance et constate aperçoit la toiture. Il s’agit donc d’autre chose. Mais quoi donc ?  Quand les premières personnes à l’apercevoir courent à elle, c’est alors qu’elle commence à envisager quelque chose de plus grave. Mais elle n’a pas le temps de leur raconter sa mésaventure qu’une voix tranche. Elle s’écroule.

Les hommes présents s’organisent : tandis que les uns vont alerter la gendarmerie de Nkong-Zem, d’autres mènent une battue des champs, pour tenter de retrouver le meurtrier. La police et la gendarmerie ont saisi les armes du crime, mais attendent dans leurs bureaux que le tueur, s’il est retrouvé vivant leur soit livré. Il revient aux  populations de s’organiser pour assurer leur sécurité, en restant vigilantes.  . 

NJ est âgé de 15 ans. Il est inscrit en classe de 3ème au lycée bilingue de Banza où il ne s’est pas rendu ce lundi-là. Après avoir fait sa toilette  comme ses frères et sœurs, il se serait enfermé dans sa chambre, laissant l’impression d’être allé, comme tous les autres en classe. Il attendait son heure. L’heure du crime.

Augustin Roger MOMOKANA




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