Interview : « Dans toute compétition, on peut gagner comme on peut perdre » : Madame Mache Sylvie.

Par Sinotables 26/09/2017

Madame Sylvie MACHE, DD MINPMEESA-Menoua.jpg

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Madame Mache Sylvie est le délégué départemental du ministère des Moyennes et petites entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat pour la Menoua. Elle vient de boucler le processus de sélection de sélection (Exposition départementale de l’artisanat de la Menoua) des artisans de la Menoua en vue de la sélection régionale qualificative pour le Salon International de l’Artisanat du Cameroun qui se tiendra à janvier 2018 à Yaoundé.

Madame le délégué, vous venez ainsi de refermer les portes de l’Exposition départementale de l’artisanat de la Menoua. Votre réaction ?

Je suis très ravie. Déjà par le nombre d’artisans qui ont répondu présents à notre invitation. Ensuite par l’importance du public qui est venu découvrir les merveilles de l’artisanat de notre département. Pour ma part, ça a été exemplaire et excellent.

Pour quoi une « Exposition départementale de l’artisanat » ?

Vous savez, depuis six ans, chaque année impaire, le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat organise les foires communales pour aboutir aux expositions départementales. Pour cela nous sillonnons toutes les communes de notre département pour procéder à une sélection  de 10 artisans par commune. Le chef-lieu de la Menoua qui est Dschang présente généralement 30 artisans. Ce qui fait un nombre, en particulier dans le département de la Menoua, de 80 artisans dans lequel nous devons sélectionner les 15 meilleurs pour aller au salon Régional, en prélude au Salon International de l’Artisanat du Cameroun qui a lieu toutes les années paires.

Quels sont les critères qui président à la sélection des artisans devant aller à la Salon régionale ?

Par rapport aux critères, il y a la fonctionnalité, l’esthétique, la technicité, l’originalité, le côté culturel-quand je parle de culturel vous convenez avec moi que quelqu’un qui fabrique la pirogue pour présenter comme candidature dans la Menoua n’a pas sa place ; tout comme quelqu’un qui va prendre une tenue typique de Bamenda pour venir la présenter ici. Nous tenons compte de tous ces paramètres-là lors de notre processus de sélection.

Et à propos des inscriptions. Comment cela se fait-il ?

Les inscriptions se font généralement dans les registres communaux. Ce qui signifie que dans chaque commune nous avons des responsables chargés des enregistrements.  Pour faire partie de cette exposition, l’artisan doit être au préalable inscrit dans  l’un de ces registres.   Cela nous permet d’éviter ces personnes qui, généralement, viennent de loin pour ravir la vedette aux artisans locaux qui s’émeuvent chaque jour à déployer de l’énergie pour fabriquer des objets locaux.

On a parcouru l’exposition. On a apprécié la qualité des objets exposés. Le jury a opéré son choix. Mais quel mot réservez-vous à ceux qui n’ont pas eu la chance de faire partie du cercle des 15 qui se rendront au Salon régional à Bafoussam ?

Pour ceux qui n’ont pas été retenus, je dirai tout simplement que dans toute compétition on peut gagner comme on peut perdre. Mais au finish tout le monde gagne. Parce que si on n’a pas gagné en prix on a gagné en expérience.

Outre la Foire régionale et le SIARC quel sont les autres objectifs que poursuit cette activité du MINPMEESA ?

L’objectif poursuivi par le MINPMEESA c’est de promouvoir l’artisanat, de faire vivre l’homme artisan. Parce qu’il ne passe pas seulement le temps à exposer, mais à vendre aussi ses produits, à vendre l’image de son activité qui peut nourrir soit sa famille soit toute la communauté. Nous savons que l’artisanat représente près de 50%  du PIB du Cameroun.

Dites-nous, quel regard vous tirez des objets exposés ?

Au cours de cette exposition j’ai constaté qu’il y a une nette évolution dans la fabrication ou la production des objets. Les artisans se sont beaucoup améliorés. Donc, je dirai qu’au fil des années il y a des améliorations et une mobilisation de plus en plus forte.  Parce que nous avons abattu un travail exemplaire, et je tiens à le dire. Nous avons enquêté village après village, pour sortir tous les talents qu’on pouvait avoir.

15 artisans ont été retenus pour le Salon régional. D’ici à la date effective du salon régional, qu’est-ce qui va se passer, de quel encadrement vont-ils bénéficier ?

Nous avons exhorté ceux qui ont été sélectionnés à plus de perfectionnisme. Vous savez, c’est en voyant ce que l’autre fait qu’on améliore. Nous les invitons à bien faire, à sortir le meilleur d’eux-mêmes pour aller porter très haut le flambeau du département de la Menoua. Donc qu’ils ne restent pas les bras croisés, mais à rentrer polir, rajeunir, cuire encore pour ne pas dire embellir plus leurs objets.  

Rendu à cette édition, quelle est l’innovation apportée par rapport aux éditions précédente?

Parlant de l’édition précédente, c’était un autre Délégué. Moi, je suis nouvellement en poste et cela fait un an. Je dirai pour ma part, que pour un coup d’essai, c’est un coup de maitre.

 

Lire notre article Menoua : Les représentants à la Foire régionale de l’artisanat sont connus

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA




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