Journée mondiale de l’Enseignant : des plaintes et des pleurs, toujours des plaintes et des pleurs.

Par Sinotables 06/10/2017

Les Enseignants autour du nouveau sous-préfet de Nkong-Ni.jpg

Les Enseignants autour du nouveau sous-préfet de Nkong-Ni.jpg


Les enseignants ont encore pleuré cette année, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale qui leur est dédiée.Ceux du primaire, ceux du secondaire. Ils pleurent de tout et de rien, en l'absence de leurs collègues du supérieur. Les enseignants ne se préoccupent guère de la qualité des enseignements, de la promotion d’un système éducatif centré sur le développement moral, citoyen et patriotique des apprenants, du taux de décrochage devenu, ces dernières années, une source d’inquiétude pour les parents et les autorités.

Malgré les efforts du gouvernement, les enseignants maintiennent leurs langues fourchues. Pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des injustices eu égard à la place de l’éducation dans la vie des peuples. Les palmes académiques, les lettres de félicitations, les diplômes d’excellence décernés n’ont pas suffi pour étouffer les revendications maladives de nos enseignants.

A Nkong-Zem ce jeudi 05 octobre 2017, drapés dans leurs fond de valise, quelques centaines d’enseignants encouragés par le sous-préfet Abdoulahi Aliou en poste depuis le 27 septembre dernier seulement et le maire Dzouebeng ont exprimé leurs attentes et battus le pavé, au son d’une chanson dédiée, composée et interprétée par L’Or Bavoua.

« Enseignants  du Cameroun et du monde entier, unissons-nous ! », chante l’artiste. Pour conjurer les maux qui, à force de perdurer, ont finir par diviser les enseignants. Ce sont des revendications liées au salaire, les critères de nominations à des fonctions de responsabilités, les affectations pas toujours compréhensibles, etc. La question du statut particulier de l’enseignant a été résolue, certes, curieusement les enseignants de Nkong-Zem n’aiment plus lire pour apprendre.

L’Or Bavoua insiste : « les bâtisseurs des nations, unissons-nous ! Unissons-nous, enseignants ! Unissons-nous pour la prospérité ». Il ne saurait en être autrement, surtout dans un monde où le traitement et la considération accordée par l’Etat à ses agents présente les germes d’une autodestruction.  

Lorsque l’enseignant commence à dénoncer  les injustices, il vomis sur les corps en tenues, la magistrature,  etc. qui sont de produits de sa volonté  et de son abnégation; mais qui sont mieux traités que leurs « bâtisseurs ».  En fait, ce que les enseignants réclament, c’est la reconnaissance par la société du rôle  qui est le leur. Cela impliquerait forcément  des hommages  et des avantages indiscutables.

Malgré tout et en rapport à l’actualité politique au Cameroun, elle est marquée par la crise anglophone, les enseignants de l’arrondissement de Nkong-Ni, par la voix de président du comité d’organisation de la Journée internationale dans cette unité administrative de la Menoua, ont déclaré : « Nous ne serons pas parmi ceux qui cherchent à diviser ce pays ».  A ses enseignants réunis, le sous-préfet Abdoulahi Aliou a passé le message de soutien des pouvoirs publics qui ne ménagent aucun effort pour apporter des solutions aux problèmes des enseignants.

Augustin Roger MOMOKANA

 




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