Indépendance des Régions anglophones du Cameroun : Jean Pierre Fogui estime que le Cameroun ne doit pas perdre son caractère bilingue.

Par Sinotables 11/10/2017

Le Ministre Jean Pierre FOGUI au sortir du Meeting du 7 octobre 2017 à Dschang.jpg

Le Ministre Jean Pierre FOGUI au sortir du Meeting du 7 octobre 2017 à Dschang.jpg


Jean Pierre Fogui Ministre délégué auprès du Ministre de la Justice Garde des sceaux, par ailleurs président de la Délégation Permanente départementale du Comité Central du RDPC (parti au pouvoir) a présidé un meeting samedi dernier à Dschang. 

« Chers frères, quand quelqu’un vient vers vous pour dire que j’ai un problème, sachez que vous êtes condamnés à faire une analyse fine, contextuelle. Ecoutez-le d’abord. Replacez-le dans le contexte qui est le sien ».

Le ministre Jean Pierre Fogui  a entretenu son auditoire (les responsables du parti dans la Menoua, els élites, les élus) sur des aspects particuliers de l’histoire politique du Cameroun, pour tenter de faire comprendre pourquoi il est impossible pour un pays qui a entrepris et bouclé son processus de réunification et d’unification de faire marche arrière.  

« Malheureusement pour vous les Francophones. Je vous le dis aujourd’hui. L’avenir de ce pays appartient avant tout à ceux qui seront  bilingues. Or à ce jour, les anglophones ont une longueur d’avance sur vous les francophones. Peut-être à l’intérieur du Cameroun l’anglais est minoritaire, mais quand vous prenez l’avion et que vous sortez du Cameroun, c’est l’inverse. Vous pouvez parler anglais partout. Donc les francophones doivent le savoir. L’avenir du Cameroun appartient aux bilingues. Beaucoup d’entre vous le savent déjà. J’en ai vu beaucoup envoyer leurs enfants dans les universités de Buea et de Bamenda. Et au lieu qu’on applaudisse de l’autre côté, j’ai entendu des cris qui disaient que nous sommes envahis par les francophones. C’est un problème de gestion de notre vivre ensemble. Et le Cameroun est reconnu, sur la scène africaine et mondiale comme étant le pays dont les habitants parlent fièrement le français et l’anglais. Et ça fait une fierté pour le Cameroun. Quand nous allons à des conférences internationales, quand un conférencier anglophone prend la parole et que nous on ne met pas les casques, les autres pays africains nous regardent avec les yeux de jalousie. Vous voulez qu’on perde cet avantage-là ? Nous disons : « jamais ! » En tout cas la Menoua dit non. Non. Non. Ces diversités, la nature vous les a données. Ça dépend de comment vous les prenez. »

Pour ce qui précède et pour bien d’autres raisons qu’il a détaillées, le président de la Délégation Permanente Départementale du Comité Central du RDPC a invité  les francophones  à avoir « Dans vos relations de tous les jours…  beaucoup de respect pour nos frères anglophones qui le méritent ».

« Nos gestes, nos faits, nos paroles vis-à-vis de nos frères anglophones doivent être toujours mesurés. Vous devez faire un effort pour vous mettre à leur place. Ils font face à des problèmes spécifiques que nous ne savons pas. »

Augustin Roger MOMOKANA

 

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