Lettre à ma petite sœur Emilienne,

Par Sinotables 08/03/2017

Une jeune femme. Photo d'illustration.jpg

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 Le 8 mars 2017 à 4h09

Ma petite sœur Emilienne,

Je ne sais pas quel temps il fait là-bas chez-vous. Ayant appris, par la radio, qu’il a abondamment plu hier soir dans l’Ouest. J’imagine de nombreuses femmes ce matin, dès l’aube, sur le chemin des champs pour les semailles. Ici à Mora ce n’est pas vraiment le beau temps. L’harmattan a déjà commencé et on souffre d’une chaleur étouffante. Nous passons nos nuits à la belle étoile. Ce n’est qu’en journée que nous retrouvons nos sensations ordinaires.

Ma sœur chérie,

Cette année, comme l’année dernière, je me fais  l’obligation de t’écrire en ma qualité de fille ainée de notre famille et au moment où la femme est célébrée. Oui car le 8 mars est une journée de célébration de la femme par la femme elle-même d'abord, par les hommes et les enfants ensuite. En elle on célèbre la vie, la famille, l’amour, la tolérance, la vertu, le pardon, le savoir-être, la tendresse, l’harmonie et la douceur. C’est cela la femme. 

Depuis que j’ai découvert des photos inadmissibles  de toi sur les réseaux sociaux, je me sens, à chaque instant quand je pense à toi, dans l’obligation de te protéger. Les dérives du 8 mars on en  parle beaucoup, mais rares sont ceux qui vont vous affirmer qu’ils ont été personnellement témoins de telles débauches. Et puis ça ne devrait arriver qu’aux autres. Une amie vous dit qu’une vidéo circule sur les réseaux sociaux où une dame et un homme se sucrent derrière une boutique. Tu demandes à découvrir cette scène et tombe des nus lorsque tu te rends compte que la femme c’est ta sœur ; ta sœur qui est mariée chez un homme respectable. Cela est tellement dégradant, indigne et dégoutant. Tu comprends donc que je ne cesse de te rappeler à l’ordre.

Je voudrais te rappeler, à nouveau et tu devrais l’enregistrer une fois pour toute, que nos parents, ton époux, tes vos enfants et nous autres tes frères et sœurs nous sentons très déshonorés par cette tenue indécente que tu as affichée aux yeux du monde. Aujourd’hui encore je me demande ce qui t’était arrivée, à toi ma petite sœur chérie si attachée pourtant aux valeurs positives. Quoi qu’il en soit, je te demande de te ressaisir et de rester à la maison ce 8 mars. Fais-le pour ton merveilleux Pierrot qui t’a déjà pardonné tes « premières bêtises » : le décapage, l’arrogance et surtout cette fornication dont tu t’es passée coupable et en public. Fais-le pour l’amour de Joss, Tim et Don tes nounous. Tu ne peux pas continuer à répondre que ta vie te regarde. Tu ne dois plus te laisser conseiller  par Alida. Tout le monde sait qui elle est et dans quel état elle a placé son foyer. Elle n’est pas un exemple à suivre ou à recommander. J’ai tout appris la concernant : ses plaisirs légers, son goût prononcé de la bière. On dit qu’elle a contraint son mari à l’abandonner pour une autre femme.  Je te la décommande sa compagnie et tu résistes, ma sœur ?

Petite sœur chérie,

Si malgré ce que nous te disons, puis que tu sais bien que ton mari n’a accepté le pardon qu’à la condition que tu renonces à la mauvaise compagnie et à ces occasions festives pour lesquelles tu t’oublies complètement; tu te résous de sortir ce 8 mars, arrange-toi à être responsable. Contrôle-toi, ma sœur. Pense à ton tendre époux et à tout le bonheur qu’il te procure depuis que vous vous êtes unis. Pense à vos merveilleux enfants. Ne nous oublies pas car, nous t’aimons toujours de tout notre cœur. Je suis convaincu que tu as la capacité de te détourner du péché d’hier pour te remettre sur le droit chemin.

Belle journée de la femme à toi, ma sœur !

Jeanne d’Arc




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