Interview : « J’ai souvent déploré le caractère très identitaire des ressortissants de la Menoua » : le préfet sortant MACHE NJOUONWET

Par Sinotables 20/03/2017

M. MACHE NJOUONWET Joseph Bertrand, le préfet partant de la Menoua pour le Wouri.jpg

M. MACHE NJOUONWET Joseph Bertrand, le préfet partant de la Menoua pour le Wouri.jpg


Après un peu plus de quatre années passées à la tête du département de la Menoua, Monsieur MACHE NJOUONWET Joseph Bertrand s’en va pour Douala où il officie désormais comme préfet du Wouri.Telle est la conséquence d’un décret présidentiel signé lundi 13 mars 2017, et lequel nomme dans la préfectorale.

Avant son départ, il a accepté de faire le tour de son séjour dans la Menoua avec Sinotables : Les hommes, les actions, l’aigle royal, l’Office de tourisme, la coopération décentralisée, les us et coutumes, ses relations avec le désormais gouverneur du centre NASERI Paul BEA, et avec aussi le désormais préfet de la Menoua BALUNGELI Confiance EBUNE, la gestion domaniale. Bref les bonnes et les mauvaises expériences dans la Menoua.

Monsieur Préfet Mache Njouonwet, vous quittez la Menoua pour prendre les rênes du département du Wouri. Quels sentiments vous animent ?

Beh! c'est un sentiment de gratitude. Je dois rendre grâce à Dieu pour avoir inspiré la plus haute autorité de ce pays, S.E. Paul BIYA, pour pouvoir me renouveler sa confiance. Je suis reconnaissant à toute ma hiérarchie, monsieur le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, monsieur le gouverneur de l’Ouest, pour leur encadrement et de pouvoir penser à ma modeste personne pouvait, après le non moins important département de la Menoua, poursuivre ma mission à la tête d’un département sensible et stratégique comme celui du Wouri.

Et je voudrais également remercier toutes les forces vives du département de la Menoua pour l’accompagnement qui m’a été réservé tout au long des quatre ans et quatre mois au moment où cet acte intervient. Ça n’a pas été une sinécure, mais ça n’a non plus été un long fleuve tranquille. Mais je dois dire que ça été un challenge  et ça nous a permis d’approfondir notre connaissance des hommes, notre connaissance d’un environnement autre que celui que nous avons quitté en 2011, dans notre précédant poste à Bamenda. Et il nous a permis d’améliorer et de renforcer notre connaissance du pays. C’est l’avantage intéressant de ce qu’on appelle dans le jargon administratif le corps extérieur; ce qui consiste à parcourir le territoire pour exercer les missions de service public.

Monsieur le préfet, quel est l’élément particulier qui vous a le plus marqué pendant votre séjour à la tête du département de la Menoua ?

C’est le dynamisme des forces vives dans l’animation et l’impulsion du développement social, culturel et économique ; ce dynamique que ces populations, ces forces vives déploient pour accompagner les pouvoirs publics dans le développement de leur contrée. Et, je dois dire que les ressortissants de la Menoua, tant vivant dans le terroir que sur le territoire national, ont toujours démontré cet attachement à leur pays en général et à leur département en particulier. C’est vrai que j’ai souvent déploré le caractère très identitaire, très cloisonné dans les regroupements. Ce qui pour moi souvent a été une certaine limite à la notion d’intégration et du vivre ensemble. Je crois que c’est un côté qui reste à améliorer, à perfectionner, et qui n’enlève rien  à l’essentiel. Lorsqu’on parcourt les localités du département on sent une présence, une implication de tous et de chacun, à travers les comités de développement. C’est ici qu’on s’intéresse à tout ce qui est lié à l’éducation, à la santé, à l’agriculture ; et cela participe à la vivacité du département.

Dites-nous, quel est le dossier spécial que vous laissez sur la table et lequel doit faire l’objet d’une préoccupation particulière de votre successeur qui, nous l’avons constaté est quelqu’un de bien connu de vous ?

Oui le nouveau préfet de la Menoua a été un de mes sous-préfets dans la Mezam. Ce collaborateur est devenu un collègue avec qui nous avons une entente parfaite. Je dois vous révéler que de Guider où il se trouve et à Dschang où je suis, j’ai eu le plaisir de recevoir trois de ses visites. Ce n’est pas un asservissement. C’est dire que nous partageons les mêmes valeurs et je n’ai pas de doute qu’il apportera sa touche particulière à l’avancement de ce qui fait partie de nos missions.

S’agissant d’un dossier spécial, évidemment il y a toujours des dossiers ; l’œuvre n’est jamais achevée. La continuité du service commande que je lui réserve la primeur de ce qu’il trouvera sur sa table et de ce que nous avons pu faire jusqu’où nous allons nous arrêter pour lui permettre d’imprimer ses propres marques.

Vous allez à Douala prendre le fauteuil laissé par NASERI Paul BEA promu gouverneur du Centre. Mais qui a été votre prédécesseur à Dschang. Quelle lecture faites-vous de ce mouvement,  vous qui hier aviez pris sa place à Dschang et aujourd’hui vous la prenez à Douala ?

Il avait pris la mienne à Maroua. Le gouverneur NASERI et moi avons comme les destins liés. Je dois vous rappeler que je l’ai retrouvé à mon premier poste à Douala. Il était Chef de cabinet numéro 1 ; j’étais Chef de cabinet numéro 2. Nos carrières se sont décroisées à un moment. Et nous nous sommes retrouvés alors qu’il quittait le Lom-et-Djerem pour venir me remplacer comme préfet du Diamaré au moment où j’allais à Bamenda. Bon ! L’histoire s’est certainement répétée à Dschang, dans le sens inverse et va se répéter à Douala, et peut-être au-delà. Mais seul le détenteur de l’exercice du pouvoir discrétionnaire peut connaitre les raisons qui peuvent l’amener à envoyer tel à tel endroit  et tel autre à tel endroit.

Monsieur le préfet, vous avez engagé une œuvre que vous n’avez pas parachevée. Je fais allusion à la plaquette de présentation de la Menoua pour laquelle notre contribution a été sollicitée. Il s’agit d’une première mais qui malheureusement risque de ne pas aboutir.

Il ne sera pas laissé. Vous allez voir ce magazine. C’est peut-être le côté sombre que je risque de ce projet qui a accroché les bénéficiaires. Ce magazine est prêt. S’il faut que je finance, de mes propres poches, les dix premiers exemplaires qui resteront sur ma table, je vais le faire. Ce qui restera ce sera la multiplication. Je dois tirer avantage pour remercier très sincèrement ce responsable qui nous a embarqués dans une aventure à laquelle il a cru. Il nous a embarqués. Même s’il y a un seul numéro à produire pour que ce soit la référence, je considère qu’il est déjà fait. Je comprends que c’est également à votre avantage, vous les communicateurs autour de ce responsable.  Et je voudrais vous encourager à aller de l’avant. Parce que au-delà, j’ai beaucoup apprécié l’action communicationnelle de Sinotables et bafou.org dans la diffusion des informations utiles; pas seulement du département, mais du pays. A travers les témoignages que je reçois du Cameroun et de l’extérieur parce que je dois vous le dire- je reçois beaucoup de coups de fil des filles ou fils de la Menoua de l’extérieur qui parlent de ce qui se passent dans la Menoua comme s’ils vivaient sur le territoire, et ça c’est votre œuvre. Donc, je voudrais de ce point de vue vous remercier pour ce qui est fait et vous encourager à aller de l’avant, en dépit de la très grande difficulté que je connais pour l’exercice de ce métier, pour vous. Je vous encourage d’aller de l’avant. La reconnaissance est au bout.

Quels conseils donnez-vous aux populations de la Menoua qui accueillent bientôt leur nouveau préfet ?

Je voudrais souhaiter que les populations de la Menoua réservent un accueil à la dimension de l’estime qu’elles ont eu pour ma modeste personne à mon successeur. Je souhaite qu’elles redoublent de collaboration. Qu’elles lui apportent toutes les informations utiles parce que le préfet n’a pas le don d’ubiquité. Il administre sur la base des informations utiles que les bénéficiaires des services qu’il rend peuvent lui apporter. C’est une cotisation d’idées. J’ai bénéficié de cet accompagnement dans ce département et je souhaiterais que ce collègue puisse également en bénéficier. La Menoua, se singularisant désormais comme un laboratoire de fortes compétences, je souhaite qu’au soir de son séjour dans ce département puisse irradier son cœur, sa carrière et sa vie.

Monsieur le préfet, il se dit que depuis que vous êtes dans ce département vous n’avez jamais eu d’appétit pour un plat typique de la Menoua ?

Vous vous trompez lourdement.

Dites-nous lequel !

Le taro à la sauce jaune ou noire, la tenue militaire. Je crois que ce sont des plats typiques d’ici. Le couscous qui est un plat typique de chez moi est également un mets de la Menoua.

Dans quel état d’esprit vous apprêtez-vous à regagner votre nouveau poste ?

C’est un grand challenge, et je dois dire que j’ai commencé ma carrière dans la préfectorale à Douala en 1993, précisément au mois de mai.  Et j’ai quitté la région en avril 2000. J’y retourne 17 ans après. Si dans le contexte de mon expérience je puis dire que j’ai encore des réflexes de répondre,  je vais dans un état d’esprit de quelqu’un qui doit tout apprendre. Je vais dons pouvoir souhaiter bénéficier de l’accompagnement de tous-je sais qu’une une bonne partie  de la Menoua est représentée là-bas- pour pouvoir continuer l’action que mon prédécesseur désormais gouverneur et pouvoir apporter ma part à la régulation de la paix sociale dans cet important département.

Qu’avez-vous dit à votre prédécesseur pour sa nomination et pour le fauteuil qu’il vous cède ?

Vous savez, le désormais gouverneur NASERI et moi avons une amitié sincère et certaine. Le fait d’avoir eu à se remplacer, le fait d’avoir été tous deux jeunes fonctionnaires autour d’un patriarche (Ferdinand KOUNGOU EDIMA, ndlr) nous a mis dans un état d’esprit assez identique. Donc, nous échangeons beaucoup et il n’y a pas de doute qu’il saura  me passer les codes.

Monsieur le préfet, nous ne pouvons ne pas aborder la gestion du domaine de l’Etat  et notamment le Signal. Il se dit beaucoup de choses contre vous.

La montagne Signal a été gérée et est gérée dans le strict respect de la règlementation. De quoi s’agit-il ? Historiquement certainement c’était une assise familiale qui, sous le coup, est devenue une réserve. Mais les désordres fonciers d’avant même la règlementation de 1974 ont amené les autorités municipales et administratives à procéder à une gestion anarchique de ce domaine. Ce qui devait être une réserve foncière est devenue coincidemment un lotissement non approuvé.

Je dois vous dire que ce qu’on appelle le périmètre de Dschang n’a été régularisé qu’en 2013. Et en 2013 je suis déjà préfet ici. Lorsqu’à la fin d’un processus prescrit par le ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières le titre foncier 41-75 est le titre foncier qui régule le périmètre urbain de Dschang. La colline Signal qui devrait être, comme je vous l’ai dit, une réserve foncière n’a jamais été domanialisée par le ministre des forêts. Les magistrats municipaux de la commune de Dschang ont eux-mêmes posé beaucoup d’actes abjects  et l’administration avec. Je pèse mes mots. L’administration ce sont les services cadastraux. Ils ont amené des gens à s’approprier des espaces là-bas. L’Etat étant victime de sa propre turpitude, ces actes ont fait l’objet d’approbation. Ce n’est pas le préfet qui met en vente, la mise en vente est faite par le ministre, à travers le préfet. Le fin du process aujourd’hui c’est quoi ? Le ministère des Forêts et de la faune  voulant relancer le processus de reforestation de cette colline a signé une convention avec la commune de Dschang à qui il versait des fonds pour la reforestation. La commune de Dschang s’est retrouvée avec des fonds sans espace pouvant contenir cela. Il a fallu qu’on puisse identifier et sécuriser la partie encore susceptible d’être reforestée qui au bénéfice de la commune. Parce que le ministère des forêts face à une situation embarrassante d’occupation par les population d’un espace d’une réserve était obligé, arguant du social, d’abandonner parce que avec la multitude d’actes entre les mains. Elle a été identifiée la partie qui a été reversée comme forêt communale ; et les espaces attenants ont été mis en régularisation pour les bénéficiaires. Et c’est des ilots qui étaient dans ces espaces qui ont fait l’objet de procédures prévues par la réglementation. Les demandes reçues par le préfet ont été transmises au ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières et ont fait  l’objet de décisions de mise en vente. Je dois d’ailleurs ajouter que sur la question, à un moment donné, le ministre nous a saisi parce que beaucoup de propos allant dans tous les sens lui sont parvenus et elle a prescrit une enquête, en suspendant les opérations. L’enquête menée par ses services sur la disponibilité et la gestion des domaines privés de l’Etat a abouti – ce qui était paradoxale c’est qu’en même temps on félicitait la performance du département de la Menoua en termes de recettes domaniales en même temps on pourfendait-  Je me suis rendu compte qu’on a pourfendu le préfet qui n’est qu’un élément de la procédure, après que ses propres services aient posé des actes. Monsieur le préfet a une compétence liée. C’est une chaîne. Le préfet est saisi ; il envoie le dossier aux domaines. Le cadastre et les domaines, au sens strict, lui  font une proposition à partir de la situation sur le terrain. Le préfet transmet, avec son avis, au ministre qui prend une décision de mise en vente, en fixe le prix après avoir déterminé la superficie. Le bénéficiaire une fois reçu la décision verse le prix à la recette. Le préfet signe pour le compte de l’Etat l’acte de vente, retourne l’ensemble du dossier avec la quittance de paiement jointe au ministre qui approuve la vente. Et une fois que la vente est approuvée, l’arrêté d’approbation devient l’élément fondateur de l’établissement du titre foncier après qu’il ait été enregistré.

Et s’agissant de la Place de l’indépendance, où en est-on après le transport judiciaire sur le site ?

Je ne peux pas répondre à la place  des autorités judiciaires. Toujours est-il que pas plus tard qu’il y a quinze jour,   je crois que le supposé bénéficiaire est entré en transaction avec le maire, pour pouvoir mettre à exécution une orientation qui avait été longtemps donnée. Lui trouver un site de compensation. Je crois que le processus est en cours. Ça veut dire qu’il n’existe plus, en principe, de problème de la Place de l’indépendance. Et je dois dire que si les gens avaient été suffisamment humbles il n’y aurait jamais eu ce transport judiciaire. Il y a deux cas identiques à la ville de Dschang. Il y a le cas de Monsieur FEDJEU Pierre à la Place des fêtes et il y a cet autre cas à la Place de l’indépendance. Et la même solution avait été apportée. Je dois dire que la commune de Dschang n’avait pas été seulement attentive. Elle a fait beaucoup de bruit autour d’une affaire qui, pour moi, n’en n’était pas une. Je crois que le dossier est en passe d’être définitivement réglé.

Votre regard sur l’Aigle royal de la Menoua qui, comme on le constate connaît plutôt un début de saison difficile !

Parce que je suis préfet de la Menoua, Aigle fait partie de moi. L’année dernière nous avons accompagné l’équipe dirigeante dans la recherche de bons résultats. J’ai la faiblesse d’observer qu’il semble s’être installée une espèce d’opacité dans la communication et ça me peine. Nous avons toujours lancé des plaidoyers pour le soutien de la jeune équipe dirigeante et je crois que des actions ont été faites.  Les supporters de l’aigle, me semble-t-il, sont des supporters fidèles, à travers leur présence au stade, à travers leur adhésion en payant les cartes de membres proposées. Je souhaite que l’équipe dirigeante communique mieux sur les performances mobilisées pour l’encadrement du club, mais également sur les difficultés. De ne pas nous rencontrer simplement lorsque le feu couve.

Sur la question également, la commune de Dschang ayant pris des engagements forts pour le fonctionnement de l’Aigle, je souhaite que ces engagements puissent davantage se décliner dans la gestion du club et non sur l’amélioration de l’infrastructure.

Que voulez-vous dire concrètement là ?

La commune de Dschang a été sollicitée et est intervenue sur la mise aux normes du stade du Cenajes pour le championnat en cours. Ce que j’estime ne pas être de la nature de l’accord. Et ça se passe au moment où la commune est limitée dans ses moyens. Les joueurs évoluent sur le stade oui, mais ce n’est pas ce qui à la fin des matches leur donnent de quoi étancher leur soif. Je le dis pour réorienter l’action de la commune au bénéfice de l’Aigle.

Le Musée des Civilisations n’est pas non plus bien portant, Monsieur le préfet.

Le Musée des Civilisations une assemblée générale la semaine dernière (vendredi 10 mars, ndlr), Nous avons été présent au début des travaux, pour préciser la position de la tutelle de la commune. En peu de mots, le Musée des Civilisations est, sur le plan institutionnel, une propriété de la commune de Dschang.  La désormais ONG Musée des Civilisations est le bras opérationnel de cette institution, c’est-à-dire qui en assure la fonctionnalité. C’est dans ce sens que la commune de Dschang et l’ONG le Musée des Civilisations ont signé une convention. C’est l’essentiel à savoir et à retenir. Toute autre chose n’est que supputation. En tout état de cause, tous ceux qui gravitent autour de ce musée ont été les initiateurs, les facilitateurs de cette belle œuvre qui honore la ville de Dschang. Cette œuvre est le fruit de la coopération fructueuse entre Nantes et Dschang. C’est le fruit du dynamisme de la diaspora du Cameroun, de l’Ouest et, au-delà, à Nantes.  C’est le fruit de l’intérêt que de nombreux amis de ce musée dont de nombreux ressortissants de la Menoua font partie.  C’est leur œuvre. C’est l’œuvre des gardiens de la tradition. C’est tout ce corpus-là qui doit faire bloc pour le rayonnement de cette belle œuvre qui fait courir les visiteurs.

La coopération décentralisée, comme vous venez de le relever a beaucoup apporté à Dschang qui en est pionnière au Cameroun, au point d’accompagner quand même une mairie comme celle de Douala 5ème !

L’expérience de la Commune de Dschang en matière de coopération décentralisée est une très belle expérience. Elle se doit d’être pérennisée. Mais l’appréhension c’est que celle-là qui est la locomotive ne puisse pas tirer avantage de cette action et de cette position particulière. Je dois simplement souhaiter qu’il y ait beaucoup plus un élan collectif, solidaire derrière les communes de la Menoua afin qu’elles puissent mutualiser les efforts pour partager les expériences ; et avant que ça s’ouvre  hors du département. Le partage des possibilités entre les communes n’est pas déjà à son top niveau. La commune de Douala 5ème qui a copié les communes de Dschang et Fongo-Tongo me semble au niveau où, bien évidemment comme o a coutume de dire, l’élève a dépassé le maitre et prend même plus d’ampleur. Mais je pense qu’il y a des réglages qui peuvent permettre à la commune de Dschang de rectifier le tir et de repartir sur le bon pied. Il faudrait, pour cela, que les hommes se parlent assez, se concertent ; et que certains n’aient pas le sentiment que les affaires de coopération sont les affaires d’une catégorie de conseillers municipaux.

Nous ne pouvons ne pas évoquer le cas aussi très préoccupant de l’Office de tourisme à l’agonie.

Je pense que le maire a déjà bien compris les orientations qui lui ont été données par son conseil municipal. Il y aura des corrections sur la question. Ce que l’on observe de ce côté-là est tout simplement inadmissible et regrettable. Le directeur a montré son incompétence. D'ailleurs à mon avis, le maire aurait dû conserver son prédécesseur qui avait, malgré tout, une parfaite maitrise du domaine et du sujet.

Une carrière de pierre sur le Signal, cela semble n’avoir pas touché votre sensibilité. Pourtant, c’est une catastrophe en perspective !

J’ai toujours attiré l’attention de l’autorité municipale  des dangers qu’il y a à laisser cette exploitation à ciel ouvert se faire. Il vous souvient certainement  des morts par éboulement  de terre de quelques creuseurs au niveau de l’entrée de la chefferie Foto. Evidemment comme l’argument de la politique politicienne semble préoccuper de la gestion d’un certain nombre de situations…

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA




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