Cameroun Economie : 96 000 tonnes d’huile de palme brute en cours d’importation pour éviter toute pénurie dans le marché

Par Sinotables 16/05/2017

Conférence de presse de l'ASROC sur les Huiles végétales  Raffinées au Cameroun.jpg

Conférence de presse de l'ASROC sur les Huiles végétales Raffinées au Cameroun.jpg


Il n’y aura pas de pénurie d’huiles végétale raffinée et de savon de ménage dans les marchés camerounais en 2017, comme laisserait croire une certaine opinion.

Le point de presse donné par l’ASROC le 10 mai dernier a permis de rassurer les consommateurs sur l’importation en cours de 96 000 tonnes d’huile de palme, pour constituer un stock de sécurité conséquent.

Le déficit de production d’huiles végétales et de savon de ménage enregistré en 2016, n’est plus qu’un lointain souvenir. Malgré le déficit structurel de l’ordre de 130 000 tonnes et les conditions climatiques défavorables de 2016 qui présageaient la persistance d’une baisse de production de l’ordre de 20% en 2017, le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey a en effet autorisé le 9 décembre 2016 l’importation de 96 000 tonnes d’huile de palme et ses produits dérivés, pour inverser la tendance. La mesure ministérielle connaît déjà un début d’application avec l’arrivée de près de 21 000 tonnes d’huile de palme brute, et la mise en mer depuis quelques jours de 10 000 autres tonnes.

L’assurance a été faite au cours d’un point de presse donné le 10 mai 2017, par le secrétaire général de l’Association des Raffineurs et des Oléagineux du Cameroun (ASROC), Jacquis Kemleu Tchabgou. Il s’agit de constituer un stock de sécurité, pour non seulement éviter une nouvelle pénurie, mais aussi « garantir la disponibilité des huiles végétales raffinées et du savon de ménage, tout en évitant l’inflation qui aurait pu naître du déficit de l’offre en huile de palme brute », rassure le SG de l’ASROC. La communication était d’autant plus importante, étant donné qu’en 2016, la capacité des industries de la première transformation à mettre à la disposition de celles de la deuxième transformation (savonneries, margarineries, etc.), l’huile de palme brute a baissé de 30%.

L’avenir est prometteur

Les opérateurs de la filière se sont en outre engagés, tout comme durant les six dernières années, à consommer prioritairement ce qui est produit localement. Et les voyants sont au vert pour redynamiser ce secteur à fort potentiel de croissance et à forte valeur ajoutée, qui constitue la troisième filière au Cameroun, en termes d’équilibre de la balance commerciale après les industries brassicoles et énergétiques. Pour preuve, Jacquis Kemleu Tchabgou a révélé que le contentieux entre les Douanes et les producteurs de savons, qui a duré pratiquement 3 ans, connaît depuis le 13 février 2017, une issue heureuse.

L’une des bonnes nouvelles est la note du ministre des Finances en date du 9 février qui ordonne au directeur général des Impôts, la levée de la suspension du remboursement des crédits de TVA (qui s’élève à une vingtaine de milliards de F.CFA). Toutes choses que le président du Comité de régulation des oléagineux Dr Emmanuel Nkoulou Ada, met à l’actif de la synergie entre opérateurs de la filière et gouvernement. Tout en rassurant que « le marché des oléagineux est approvisionné en huiles brutes et raffinées produits localement, aussi bien en qualité qu’en quantité. Nous ne sommes pas en rupture ».

Augustin Roger MOMOKANA   




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