Dschang - Journée de la fille Bamoun : Les maux qui minent l’intégration nationale identifiés

Par Sinotables 16/05/2017

Conférence-débat   de la Jeune fille Bamoun sur l'Intégration nationale.jpg

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Un débat sur le thème : « La fille Bamoun face aux défis de l’intégration nationale : cas du mariage interethnique » était au cœur de la Journée de la fille Bamoun le 12 mai 2017  à Dschang.

La jeunesse scolaire et estudiantine Bamoun de Dschang vient d’animer une réflexion les défis de l’intégration nationale. Mohamed Pepouna, Amsetou Kone, Arlette Pehgoue et Abdel Aziz Mouncherou ont, sous la coordination de Mohamed Wchange, participé à un débat sur les défis de l’intégration nationale.

Des différentes interventions il découle que les défis à surmonter pour concrétiser la volonté politique  de faire en sorte que chaque camerounais se sente partout chez soi sont nombreux et divers. Parmi eux les  discriminations se posent comme un majeur. Il s’agit des discriminations ethniques, des discriminations religieuses et des discriminations linguistiques. Ces discriminations  constituent des barrières majeures à la volonté politique du vivre ensemble prônée par l’Etat.

De l’avis du même panel, au lieu de reculer ces replis identitaires vont s’accentuant. Aujourd’hui, quoi qu’on dise, le mariage interethnique n’a pas encore atteint une proportion admirable au Cameroun. Ce qui est une résultante de l’élan tribaliste  qui anime les uns et les autres pensent plus à préserver leurs valeurs tribales au lieu de les ouvrir aux autres. Deux exemples ont été cités pour mettre en exergue cette difficile acception de l’autre ethnie.  D’abord le conflit qui a opposé, en 1998, les Nyokon et les Bamiléké à Makénéné ; et ensuite le plus récent en date qui oppose les Bamoun de Kouoptamo aux Bamiléké qui s’y sont installés. Ces conflits ont pour leitmotiv le foncier.

Par ailleurs, le fait d’avoir privilégié certaines langues nationales, celles enseignées dans les écoles et collèges, est à la fois salué et décrié. Les uns et les autres soutiennent que pour un Bamoun vivant à Dschang apprendre le Yemba est une bonne chose, mais cela ne pourrait pas les arranger si le shimoun n’était pas enseigné dans les établissements scolaires du Noun.  Les populations dont la langue maternelle n’est pas enseignée devraient ainsi se sentir marginalisées.

En conclusion, point de vivre ensemble sans intégration nationale effective. Pour asseoir l’intégration nationale, il importe  de lutter contre le tribalisme, les dogmes religieux, le favoritisme, les notions autochtone et allogène, et, encourager les mariages et les échanges interethniques.

Augustin Roger MOMOKANA




Par Sinotables 16/05/2017
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