Cinquantenaire de Sa Majesté Fossokeng Solefack II Simon : l’apothéose en langue yemba

Par Sinotables 14/08/2017

Sa Majesté FOSSOKENG SOLEFACK II Simon et ses pairs  chefs de village pendant la parade du ngou fô.jpg

Sa Majesté FOSSOKENG SOLEFACK II Simon et ses pairs chefs de village pendant la parade du ngou fô.jpg


On pourrait tenir des discours sur la cérémonie protocolaire de clôture des festivités marquant le cinquantenaire au trône de Batseng’la de Sa Majesté Fossokeng  Solefack II Simon  organisée dimanche 13 août 2017 à l’esplanade du palais royal.

De nombreux invités de marque ont assisté dimanche à la cérémonie de clôture du cinquantenaire  de Sa Majesté Fossokeng Solefack II Simon, chef du village Batseng’la, dans le groupement Bafou, Commune de Nkong-Zem.  Parmi eux  le préfet de la Menoua Balungeli Confiance Ebune, le préfet du département du Wouri Joseph Bertrand Mache Njouonwet, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine d’Edéa, le maire de Dschang, le sous-préfet de Nkong-Ni, les maires de Nkong-Zem et Dschang, plus d’une vingtaine de chefs de village et Six chefs supérieurs conduits par Sa Majesté Fodong Kana III Victor Chef supérieur Bafou.

Le trait marquant de cette cérémonie a été l’exécution de l’hymne nationale en langue Yemba. Des jeunes choisis parmi les collégiens et les étudiants ont magistralement accompli leur devoir du jour, qu’ils ont assaisonné avec  le chant patriotique chanté lui aussi  dans la même langue maternelle.  Et comme si cela ne suffisait pas, sa Majesté Fossokong Solefack II Simon qui a ennobli une vingtaine de filles, fils et amis de son village a tout simplement mis du sel, en donnant à chacun un diplôme  tout écrit en yemba.

Interrogé sur ce fait, sa majesté Fossokeng Solefack II Simon a déclaré qu’il a depuis pris la résolution de faire enraciner la langue yemba dans son village, à travers ce qu’il appelle les universités yemba. Il s’agit des sortes de classes de vacances où les enfants du village et ceux venus des villes apprennent à parler, à écrire leur langue maternelle.

Par ailleurs, le chef du village Batseng’la a focalisé une grande partie de son discours  aux motos taxis. Il a dit tout le mal qu’un homme sérieux peut dire d’une activité aussi ignoble.  Invitant les jeunes qui décrochent à ne pas continuer de penser que la moto taxi est un avenir, mais d’apprendre un métier plus sûr. Il a cité quelques métiers artisanaux qui méritent d’intéresser les jeunes. Parce que la moto taxi affaiblit  et tue sans concession.

La présidence du comité de développement a changé de main. Désormais il revient à Tiofack Etienne de conduire le comité que lui a cédé Guy Wamba qui le présidait depuis 2009.

Augustin Roger MOMOKANA

 




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