Léandre Tawamba Kana à Sinotables.com : « J’ai discuté avec le président de l’aigle pour voir comment nous pouvons mettre les joueurs à l’aise. »

Publié le 05 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

 

Le footballeur professionnel Léandre Tawamba Kana, sociétaire du Partizan Belgrade avec 12 buts et 9 passes de buts, séjourne au Cameroun. Il a pris part à aux instances décisionnelles de l’aigle royal de la Menoua dont il a été le capitaine. Ce qui lui a valu d’être porté en triomphe, dimanche 17 décembre 2017, aussi bien par le conseil d’administration que par l’assemblée générale. Elu vice-président de l’équipe mythique de la Menoua, Léandre Tawamba Kana fait partie désormais du top management de l’une des plus vieilles équipes de football au Cameroun (1928).

Léandre Tawamba Kana est sacré meilleur attaquant de la phase aller de la Super Liga serbe. s’est confié à Sinotables.com.

Sinotables.com : Vous venez de faire votre entrée au bureau exécutif de l’Aigle royal de la Menoua. Qu’est-ce qui justifie cette implication dans le top management de El Pacha ?

Léandre Tawamba : après mon passage dans l’aigle royal de la Menoua, et connaissant les difficultés que cette équipe a toujours connues, il fallait lui apporter mon soutien et,  aujourd’hui je suis un peu plus que satisfait. Parce qu’après la séance de travail que nous avons eue, et suivant les événements qui ont précédé, à savoir la tension, je crois que nous en sommes sortis avec un résultat positif.

J’espère bien que la saison sera à la hauteur des attentes du conseil d’administration et des supporters. Nous allons nous mettre au travail pour apporter les résultats attendus.

Quel sera votre apport, en tant que vice-président ?

Le conseil d’administration m’a porté au poste de vice-président du club. Maintenant, avec le bureau, nous allons tenir une séance de travail pour voir à quel niveau chacun devra apporter sa contribution pour que l’équipe puisse commencer à aller dans la direction que nous tous voulons, à savoir commencer à développer l’aigle royal de la Menoua qui jusqu’aujourd’hui n’a pas d’infrastructure physique. En somme, nous allons voir dans quelle mesure nous pouvons trouver les moyens pour mettre cela sur pied.

Vous auriez été impliqué dans les recrutements cette saison. En quoi consiste cette implication ?

Oui. Comme je le disais déjà, après mon passage dans l’aigle je connais les difficultés que l’équipe rencontre, en particulier celles rencontrées par les joueurs. De mon côté, je veux me rassurer que le suivi des joueurs de l’aigle royal de la Menoua se passe professionnellement. Pour cela j’apporte mon expérience. J’ai discuté avec le président de l’aigle pour voir comment nous pouvons mettre les joueurs à l’aise. Cela passe nécessairement par la réduction des effectifs qui ont toujours été pléthoriques. Nous sommes entrain de travailler dans cette logique-là.  Et vu que je connais la majorité des joueurs du championnat, pour avoir joué avec eux, j’espère pouvoir apporter ma contribution au niveau de l’aspect technique : aider le coach à avoir le maximum de bons joueurs possible.

Vous êtes sociétaire du Partizan Belgrade, et le championnat serbe est à la mi- saison. Quel bilan tirez-vous de votre phase aller ?

Oui. Je ne peux qu’être satisfait des statistiques qui sont aujourd’hui les miennes. Et je pense que la première phase de la saison s’est très bien terminée pour moi.  J’ai fini avec 14 buts marqués et 9 passes décisives. Je compte travailler davantage pour améliorer cette performance dans la seconde manche du championnat. Je veux continuer dans cette lancée-là.

La Serbie n’est pas classée parmi les cinq grands championnats européens. Est-ce que, grâce à ces performances, vous lorgnez intégrer l’un de ces grands championnats ?

Bien sûr. Dès le début de  ma carrière mon rêve a toujours été de participer à l’un des championnats du Top 5. Et j’ai été toujours à l’œuvre pour atteindre cet objectif. J’espère que ces statistiques que nous venons de relever me permettront, ce mercato d’hiver, de le réaliser. Sinon je continuerai toujours à travailler pour que dans les prochaines saisons je puisse les atteindre.

Est-ce que vous avez déjà enregistré quelques sirènes ?

Oui des contacts existent. Des discussions sont en cours. Mais, concrètement, je dirai non. Parce qu’il n’y a rien qui a déjà été mis sur du papier. Mais mon agent est en discussion avec certains clubs. J’espère bien que ce sera positif.

S’agissant des Lions indomptables, croyez-vous que c’est le moment enfin d’intégrer cette sélection ?

Quand je regarde un peu la formation que j’ai reçue, je dirai que c’était pour jouer à l’équipe nationale quand j’ai eu l’âge de  20 ans. J’aurais pu être avec les juniors, cela ne s’est pas fait. Maintenant je continue à travailler. On ne sait jamais quel est le bon moment. En tout cas je laisse tout entre les mains de Dieu et je donne le maximum que je peux sur le terrain pour attirer l’attention de l’équipe nationale.

Mais vous croyez quand même avoir une place dans cette sélection ?

C’est une sélection. Tout dépend des choix de l’entraineur. Des choix basés sur les plans tactiques qu’il envisage mettre sur pied. Après, chaque joueur a ses qualités. J’ai les miennes et j’espère qu’elles sont suffisantes pour faire partie de cette équipe.

Propos recueillis par Augustin Roger MOMOKANA