« Pays de merde » : l’Afrique, Haïti et Salvador balancent Donald Trump.

Publié le 12 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

 

Donald Trump nie avoir tenu des propos racistes, xénophobes, insultants, choquants à l’égard d’Haïti, de Salvador et des pays d’Afrique noire.

Le président des Etats-Unis Donald Trump, lors d’une réunion  avec des parlementaires à la Maison Blanche, au sujet de l’immigration a traité Haïti, Salvador et l’Afrique noire de « shithole countries », ce qui en français équivaut à « pays de merde ».

Selon des témoins dont les propos sont relayés par le Washington Post, il s’est demandé « pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ».

Donald Trump n’a pas échappé à la grande punition. C’est la grande fessée. Les coups sont si violents que le  bon américain se trouve entrain de démentir ces propos. «Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés», a affirmé le milliardaire reprit par plusieurs sources médiatiques.

C’est chose faite. Il devra en assumer les conséquences, lui dont le pays a été bâti par la sueur et le sang des enfants arrachés aux « pays de merde ». Mais pour tenter d’étouffer l’affaire, le président américain a signé vendredi une déclaration en l’honneur de Martin Luther King. Le héros noir  sera célébré lundi, jour décrété férié,  à travers les Etats-Unis, en hommage à son combat pour les droits civiques («le rêve d’égalité, de liberté, de justice et de paix»).

Le Ghanéen Edmond Prime Sarpong sur Facebook a promis à Donald Trump de l’amener un jour visiter le Ghana: «Le premier arrêt sera le château d’Osu, ensuite le château d’Elmina et puis les plus de quarante forts ayant servi à détenir environ30millions d’esclaves battus et emmenés en bateau [vers les Amériques, NDLR], serrés comme dans une boîte de sardines. Ensuite, je vous raconterai l’histoire de l’Afrique et comment des gens comme vous en… »

Pour sa Part, le président sénégalais Mackay Sall a vivement condamné les propos de Donald Trump. Ensuite, le Sénégal a convoqué l’ambassadeur des Usa à Dakar. Le Botswana a fait pareil. C’est pour leur signifier  leur «mécontentement ».

L’activiste Kemi Seba a quant à lui  traité le président Donald Trump de  « sanglier ».  Avant de se  féliciter, comme Benjamin Zébazé, de ce que « nos pays qu’il nomme, pays de merde, sauront se souvenir de ces propos, nous qui accueillons depuis trop longtemps vos bases militaires sans sourciller. Merci de permettre aux nombreux endormis, de se réveiller. »

L’Onu et l’Union africaine ont chacun, à son niveau, condamné les propos de « choquant », « honteux », et « racistes », pour le premier ;  de « blessants » pour le second.

C’était une sortie de trop. Une déclaration comme il en a l’habitude. Lui qui ne regarde les peuples lointains que d’un œil de pitié. Donald Trump n’est pourtant pas saint, comme semblent le témoigner des extraits d’un livre dont il est le héros. Il a comment trop de gaffes. Et c’est cela l’élégance américaine.

Augustin Roger MOMOKANA