Attaques sécessionnistes: situation de plus en plus préoccupante dans la Menoua.

Publié le 14 Sep 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Une école primaire de  Fongo-Ndeng attaquée et incendiée. Deux écoles primaires à Fongo-Tongo n’ont pas ouvert leurs portes depuis le 3 septembre.

Des bâtiments incendiés à l’école publique de Ndah, groupement Fongo-Ndeng, dans l’arrondissement de Dschang.

Les écoles publiques d’Atoghia et Ndento (groupement Fongo-Tongo) et l’école publique de Fossong Elellem demeurent fermées depuis la rentrée scolaire le 3 septembre.

Des individus ont fait une incursion dans une concession en deuil. Ils ont tiré en l’air pour maintenir la foule éplorée en respect. Puis sont repartis avec la nourriture apprêtée pour l’occasion.

De nombreuses familles de Fondonera, Fongo-Ndeng, Fongo-Tongo vivent au quotidien dans la peur ; si elles ne sont parties à Dschang. Elles auraient été sommées par les sécessionnistes de libérer leurs propriétés.

La ville de Dschang, un des grands foyers d’accueil des réfugiés, a vu sa populations doubler en l’espace de quelques mois. Elle accueille des familles venus des villages à la lisière des du Sud-Ouest et des familles du Lebialem qui ont abandonné leur villages pour trouver la paix ici.

Malgré la présence des forces de défense et de sécurité sur les  terrains, la crise prend une ampleur inquiétante dans le département de la Menoua, département à la lisière du Lebialem, unité administrative du sud-Ouest, un fief des sécessionnistes.

Augustin Roger MOMOKANA