Accident routier de la Falaise de Dschang : le préfet de la Menoua établit le bilan officiel.

53 morts calcinés et 29 personnes brûlées admis à l’hôpital de district de Dschang et à l’hôpital régional de Bafoussam. Le bilan de l’accident de la circulation survenu mercredi 27 janvier 2021 à 4 heures du matin fait froid dans le dos.

Ce mercredi 27 janvier 2021, aux environs de 4 heures du matin, un bus de transports de 70 places appartenant à la société Menoua Voyages, en provenance de Douala et pour Dschang ; est entré en collision avec une camionnette de 20 tonnes transportant du carburant frelaté partie de Dschang vers Santchou.

L’accident survenu au niveau de la falaise de Dschang a fait 53 morts calcinés et 29 brûlés parmi lesquels 22 admis à l’hôpital de district de Dschang et 07 évacué à l’hôpital régional de Bafoussam pour les cas les plus graves.

Sinotables vous propose le point par le préfet de la Menoua MBOKE Godlive NTUA qui s’est rendu dès l’annonce de l’hécatombe où il a été rejoint plus tard par le gouverneur de la région de l’Ouest AWA FONKA Augustine ; suivi à son tour par le président du Conseil Régional de l’Ouest Dr Hilaire FOCKA FOCKA.

« C’est avec un cœur meurtri que je m’adresse à vous ce matin à l’occasion de la gestion de cet accident qui vient de se produire. Tôt ce matin il y a eu un accident grave au niveau de la falaise de Dschang. Accident qui mettait en cause le bus de Menoua Voyages, 70 places et à destination de Dschang ; et une camionnette qui malheureusement transportait du carburant. Cette camionnette était en direction de Santchou. C’était un accident frontal et les deux véhicules ont immédiatement pris feu. Les voyageurs n’ont pas pu se libérer.
Après descente sur le terrain du gouverneur, du préfet et de toutes les autorités dont le procureur de la république, le sénateur, le député de Santchou, le Maire de Dschang, le président du Conseil régional sur le terrain… tous ces responsables ont été sur place pour évaluer la situation. Le gouverneur vient de tenir une réunion de crise avec nous au niveau de la préfecture. Il nous demande de continuer à gérer.
Sur le terrain nous avons pu dégager des restes calcinés de ces deux véhicules 53 corps dont 02 étaient de la camionnette à savoir le chauffeur et le motor boy. Les 51 autres étaient de ce bus qui venait à Dschang. Pour l’instant il ne nous est pas possible d’identifier les corps. Ils sont non identifiables. On n’a pas encore dressé la liste définitive de ceux qu’on croit être morts parce qu’il y a 29 accidentés qui sont à l’hôpital ici et à Bafoussam. On va faire un calcul entre ceux qui hospitalisés et ceux qui voyageait pour coller un nom aux 51 individus décédés. Donc pour l’instant il n’est pas possible de dire quoi que ce soit. On est encore entrain de vérifier avec les documents de Menoua Voyages et ceux que nous recevrons de l’hôpital pour voir ceux qui ont voyagé, ceux qui sont décédés et ceux qui sont en vie.
Pour ceux qui estiment qu’un membre de leur famille a pris la route pour venir à Dschang. Si vous avez des informations, on va vous permettre d’aller à la morgue. On a exposé ce qui est exposable là-bas. Vous allez vous-même voir s’il est possible d’identifier vos membres de famille et si vous les identifiez, vous allez présenter les corps et les moyens d’identification à l’équipe composée des représentants de l’administration, du tribunal, de la sécurité et de la santé. Vous allez leur donner les éléments d’identification que vous avez eus. Et avec cela, si c’est acceptable et accepté on va donc vous permettre de rentrer avec votre corps. A la fin de la journée d’aujourd’hui tout ce qui n’aura pas été identifié sera confié à la morgue. Et dans les situations pareilles il nous semble qu’on leur fera un deuil commun. Voici ce que je peux vous dire ce jour. Et à chacun et à nous tous je présente mes condoléances. Parce que c’est tout le département de la Menoua qui est en deuil. »

Pour information, le groupement Fondonera a été particulièrement touché. Toute une famille dont la mère et ses quatre enfants. On parle de 14 personnes au total. Ils se rendaient au village pour une cérémonie traditionnelle pour laquelle le chef de famille s’était avancé afin d’assurer les préparatifs.


Augustin Roger MOMOKANA