Hommages aux 58 victimes de l’accident à la falaise de Dschang : les raisons officieux d’un report inattendu.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 17 août 2021.

Le préfet du département de la Menoua, MBOKE Godlive NTUA, avait annoncé les obsèques œcuméniques pour les 58 victimes de l’accident du 27 janvier 2021 à la falaise de Dschang.

Jeudi des tentes et des chaises ont été installées à la place des fêtes de Dschang. Jusqu’à 16 heures tout semblait calme et dans le bon sens.

Pourtant en début de soirée, la nouvelle du report de la cérémonie a commencé à circuler. Alimentée par le refus des familles d’effectuer le déplacement de la place des fêtes de Dschang.

« Les gens ont déjà fait le deuil de leur mort et au moment où ils la plaie commencent à cicatriser, on vient avec des soi-disant obsèques collectives pour les raviver. Ce n’est pas normal ».

Ce citoyen ne parle pas au nom d’une famille affectée par la disparition d’un proche. Il traduit sa déception et voudrait dénoncer une « lenteur inadmissible » du gouvernement dans la gestion d’une crise ayant endeuillée plus d’une centaine de familles.

Les familles dont les restes de leurs victimes ont été identifiés souhaiteraient passer à la morgue retirer leur colis, au lieu d’être conviées à un festin public, à la place des fêtes de Dschang. Une cérémonie sans enjeux.

Par contre, il serait souhaitable que quelque part, à la falaise de Dschang, une stèle soit érigée en mémoire de ces victimes. Elle jouerait un double rôle : celui de rendre hommage aux victimes de l’accident du 27 janvier 2021 et celui de servir d‘outil d’éducation et de sensibilisation des usagers de cette belle route qui serpente le massif de Lepang.

En tout cas et en attendant la nouvelle sortie du préfet du département de la Menoua, les uns et les autres se contentent de « à une date ultérieure ». Ultérieur pourra ne jamais venir. Quoi qu’il en soit, il est important que les habitudes évoluent, que les décisions soient prises à temps opportun.

Augustin Roger MOMOKANA