Cameroun – Musique: le Général Valséro en réconciliateur au Zénith de Paris.

X-Maleya à l’Olympia! Charlotte DIPANDA à l’Olympia! Valséro au Zénith! C’est sans doute la première fois qu’un artiste camerounais monte sur la scène du Zénith de Paris. L’enjeu est tout autre. Il s’agit d’une artiste différent par son engagement et politique.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 17 septembre 2021.

Le 18 septembre 2021 a l’air de tracer une nouvelle voie pour la Cameroun. Quel Camerounais au sortir du Zénith de Paris? Le cri de cœur d’un artiste peut démolir le canon de la haine.

Valséro sera au Zénith de Paris pour un concert qui n’identifie ni la tribu ni le parti politique du spectateur. Le loup a ouvert suffisamment grands ses bras pour embrasser le Cameroun tout entier.

Ce qui va se passer le 18 septembre n’est pas un coup d’Etat, mais un moment exceptionnel de communion pour tous les Camerounais. Qu’ils soient sardinards, tontinards, bamilékés, bétis, haoussas, francophones, anglophones, opposants, Rdépécistes, ambazoniens ou non.

Le Général Valséro va fracasser ces barrières qui sont une plaie béante dans le cœur du Cameroun. Une plaie que nous trainons le pas pour soigner.

Puisse cet instant culturel susciter un nouvel état d’esprit camerounais, un vivre-ensemble qui ne s’encombre ni des hommes politiques surannés ni des lois qui dégagent l’iniquité.

Vivre ensemble est possible. Le retour à la paix est possible. Aux politiques d’écouter et de pouvoir exploiter la communion fabriquée par le Général Valséro. Le chao et la haine ont trop duré pour un pays comme le Cameroun.

Ce concert promet du nouveau parce que Valséro est un artiste engagé. Un artiste qui chante pour faire évoluer les choses, pour provoquer le changement. Les Camerounais avaient soifs du 18 septembre et il est enfin arrivé.

Samuel ETO’O, l’ancien capitaine des lions indomptables a fait un clin d’œil à cet artiste pro KAMTO qui, contrairement à lui, soutient le président Paul BIYA.

« Au-delà des divergences d’opinions, la culture restera le ciment de notre unité. Oui, j’aurais aimé t’écouter au Zénith », a écrit le goléador.

Le loup, puisque Valséro se définit ainsi, ne reconnait pas les restrictions à la liberté d’opinion ou d’expression. Ce 18 septembre il se lâche, non pas pour que ça se gâte davantage, mais pour que les morceaux soient recollés.

Augustin Roger MOMOKANA