Gouvernance de l’eau dans la région de l’Ouest : les acteurs se donnent rendez-vous au 1er forum en mars 2022.

Sous l’égide de l’A.M.E, les acteurs de l’eau dans la région de l’Ouest étaient en conclave à Bafoussam le 22 septembre. Cette rencontre a accouché d’un forum des acteurs de l’eau dont la première édition est annoncée en mars 2022.

La gouvernance de l’eau dans la région de l’Ouest s’est sensiblement améliorée ces derniers mois. D’après Baudelin DONGMO, le secrétaire exécutif de l’Alliance pour la Maitrise de l’Eau et Energie (A.M.E.), le niveau d’accès à l’eau potable est passé d’environ 35 % en juin 2020 à 52% en septembre 2021.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 29 septembre 2021.

C’était lors de l’initiative de dialogue multi-acteurs pour la gouvernance de l’eau dans la région de l’Ouest-Cameroun (IDIMAG). Une rencontre avec comme objectif le renforcement du dialogue entre les parties prenantes du secteur eau dans la région du soleil couchant.

Mais il demeure constant que boire de l’eau de qualité n’est pas possible pour tous, que l’on soit en zone urbaine qu’en zone rurale. Il n’est pas ici question d’un problème d’analyse de la qualité de l’eau, mais il s’agit avant tout de la politique de réalisation des points d’eau. Elle ne tient généralement pas compte de l’adéquation du site retenu.

«Notre politique à court thermes consiste à faire des forages. Parce que le monopole de Camwater ne nous permet pas d’avoir un réseau parallèle », Eric NIAT est le maire de Bangangté.

La crise l’eau est telle qu’à Bangangté, dans le département du Ndé, le maire Eric NIAT envisage se passer de la Camwater. Pour cela il va réaliser des forages pour faciliter à ses concitoyens l’accès à l’eau potable.
A Mbouda, dans les Bamboutos comme à Koutaba dans le Noun, ou à Demdeng dans le Nkoung-Khi, la situation est tout aussi alarmante. Les municipalités ont du mal à croire que CAMWATER a le moyen d’améliorer l’accès des citoyens à l’eau. Koutaba a obtenu de la coopération coréenne une enveloppe d’un milliard francs CFA pour construire son adduction d’eau potable.

« Comment vous réussissez à avoir le même coût, les mêmes profondeurs à Douala qu’à Mbouda ? Il y’ a un problème d’études à mener. Si on veut résoudre le problème de disponibilité de l’eau, il y a un problème de stratégie. Quand on parle de forage on parle d’un haut débit ».

A Dschang, par contre, Jacquis KEMLEU TCHABGOU maitrise le dossier. Cinq forages ont déjà réalisés dans la ville, notamment à l’hôpital de district, l’hôtel de ville, Tsinfem, entre autres.

La Camwater qui est le bras séculier de l’Etat en matière de fourniture de l’eau aux ménages semble évasif dans ses réponses. Pour la CAN la situation est en voie d’être normalisée.

Conscient des défis pour amener l’eau potable dans les cuvettes et les robinets, les acteurs de l’eau ont adopté une charte. Celle-ci leur permet d’envisager d’évoluer désormais en rangs serrés et pour la cause.

Ainsi, la charte annonce la tenue en mars 2022 le 1er forum des acteurs de l’eau et de l’énergie de la région de l’Ouest. La ville de Dschang a été choisie pour abriter cet événement. En outre, un comité technique a été créé et mis en place chargé de préparer cet événement.

« Le forum sera est un espace annuel à travers lequel les stratégies concertées et les décisions vont être élaborées, appliquées, suivies et évaluées pour un meilleur accès à l’eau potable des citoyens dans la région de l’Ouest », Beaudelin DONGMO.

Le Comité technique comprend :

Coordinateur : Délégation régionale de l’Eau et de l’Energie
Coordinateur adjoint : Conseil Régional de l’Ouest
CVUC et Communes : Commune de Dschang
Organisations de la société civile : Réseau A.M.E
Secteur Privé : Laboratoire de Baleng
Médias: Club Média Ouest
Membre spécial: CAMWATER

Au cours de cette séance, une expérience a été partagée par le président de l’Alliance pour la Maitrise de l’eau et de l’énergie (AME). Selon TAKAM Michel son président, en attendant de trouver une solution à l’épineux problème de l’eau, les ménages qui n’ont pas le moyen de s’octroyer un filtre peuvent recourir au moringa pour filtrer l’eau du puits ou de la rivière. Il suffit de couper la graine en deux et de le laisser dans l’eau pendant un bon bout de temps, il élimine tous les microbes.

La réunion qui avait pour cadre la salle des conférences des services du gouverneur de la région de l’Ouest a connu la participation du Conseil région, de la représentation régionale du ministère de l’eau et de ,énergie, des collectivités territoriales décentralisées, du Programme national de développement participatif, de la Camwater, des organisations de la société civile intervenant dans la question de l’eau, des laboratoires d’analyse, des médias, etc.

Augustin Roger MOMOKANA