Cameroun : la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés dénonce la généralisation de la vaccination contre la Covid-19.

« L’Afrique du Sud, qui a eu des difficultés à trouver suffisamment de doses pour sa population de 59 millions dont à peine plus d’un quart est vacciné à ce jour, a rejeté le vaccin anti-Covid russe Spoutnik V, a annoncé l’agence du médicament (Sahpra) », selon l’Agence France-Presse.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 18 octobre 2021.

Dans une déclaration dont Sinotables a eu connaissance ce lundi, la Commission nationale des droits l’Homme et des libertés (CNDHL) dénonce l’obligation vaccinale contre le SARX-COV2 imposée par certains départements ministériels et entreprises publiques camerounaises.

Le « vaccin anti-covid-19 a été imposé par note de service, lettre, gestes ou injonctions » par plusieurs structures gouvernementales dont le ministère de la Santé publique, le secrétariat général de la Présidence de la république, le Gouverneur de la Région de l’Est, et certaines sociétés d’Etat dont la SOPECAM, l’Hôpital Général de Yaoundé.

Ces mesures, observent la Commission nationale des droits de l’Homme et des Libertés, « s’accompagnent la plus part du temps par l’interdiction d’accès à certains services publics, ce qui constitue une discrimination vis-à-vis des citoyens non vaccinés ».

Pour cette organisation publique, la vaccination ne doit pas être imposée ou forcée. Auquel cas on serait en situation de violation flagrante des libertés.

A titre de rappel, seul le législateur « a le pouvoir de déterminer le caractère obligatoire des vaccins pour les motifs de santé publique », précise le CNDHL qui invite, par conséquent, les institutions suscitées au respect de l’article 12 du Pacte Internationale relatif aux Droits Civils et Politiques du 16 décembre 1966 qui disposent :

« Seuls les Etats doivent prendre toutes mesures nécessaires pour assurer la prophylaxie et le traitement de maladies épidémiques ».

Cet article de référence est, en effet, un appel du CNDHL au gouvernement afin qu’il saisisse le parlement pour le vote d’une loi contraignante qui tienne compte du principe de consentement individuel.

De même, la Commission invite le ministère de la santé publique à procéder à ses campagnes d’information, de sensibilisation, d’éducation des masses sur l’évolution de la pandémie.

Il va sans dire que tellement de choses se raconte autour du Covid-19 et des vaccins que le citoyens ont peur de se livrer à ce commerce de la mort. Pour certains, se faire vacciner c’est accepter soi-même d’ouvrir le livre de nécrologies.

« L’utilisation du vaccin Spoutnik V en Afrique du Sud, où la prévalence et l’incidence du VIH sont élevées, peut augmenter le risque pour les hommes vaccinés de contracter le VIH », a déclaré la Sahpra #AFP

Augustin Roger MOMOKANA

Cameroun : la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés dénonce la généralisation de la vaccination contre la Covid-19. – Sinotables